Haru's second world : le son, l'image, le bruit, l'odeur !

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dimanche, avril 25 2010

Le vingtième hiver

Non pas que je veuille me dramatiser à outrance (et pourtant je le fais) mais comme souvent quand le printemps revient, je ne suis pas peu fier, et en même temps toujours un peu étonné, d'avoir passé l'hiver. Non pas que je sois un SDF, une famille prochainement expulsée ou une entreprise dans la crise mais je ne sais pas, l'hiver est une période difficile, pour d'autres raisons que purement climatiques. C'est en effet durant cette période des plus pénibles par sa rudesse (froid, courte durée des journées) que se concentre l'essentiel des efforts à fournir dans un travail sans perspectives... avant le printemps; où on le verra ou non fructifier (sachant que dans tous les cas, on s'en tape un peu, il suffit de passer un été tranquille en projetant tout changement à la rentrée prochaine).

Mais d'ici là il faut tenir et autant dire que l'on a toutes les raisons de se sentir abattu plus que de raison et de ressentir une solitude aussi terrible que la nuit qui enveloppe Paris alors à peine que l'on sort du boulot. Comme vous l'imaginez, vu ma faible solidité psychologique, la période est pénible et déplaisante : les projets sont là, m'animent, mais ne peuvent être que reportés à plus tard à cause d'un quotidien pressant et éreintant.Logiquement vous vous direz, en ce moment ça doit aller mieux alors ? Bien sur que ça va mieux, mais bon, vous m'avez vu venir écrire ici quand j'étais heureux ?

Je ne sais pas trop, j'ai donné mon préavis et je dois trouver un nouvel appart et ça m'angoisse, mais je suis un grand anxieux, ça ne devrait pas vous surprendre et puis j'en parlais il y a pas longtemps. Ensuite, concrètement, je dois valider mon année de fac parce que bon, une troisième première année, ça me ferait moyennement kiffer... Et toujours cette histoire de télé qui me trotte dans la tête. J'y vais, j'y vais pas ? Bordel c'est pas possible que je sois le premier a avoir l'idée, et doit y avoir des personnes sur-qualifiées qui s'y sont cassées les dents. Alors ok, peut être qu'en envoyant un pilote au bon endroit au bon moment (par pur coup de bol, bien sur)... On me propose de l'aide pour mon pilote en plus, bigre, et plusieurs personnes de mon entourage y croient, c'est que je dois avoir l'air fichtrement sérieux et/ou fichtrement crédible !

J'apprends aussi à prendre des vacances. J'ai passé l'an dernier à bosser sans jamais poser de congé, du coup, il m'en reste plein dont je ne sais que faire mais que j'ai posé quand même. Ca fait bizarre de prendre des vacances... sans partir en vacances. Ni avoir vraiment de truc à faire spécialement. Juste pour glander. Bon si, il va falloir que je trouve un appart mais bon, les cours s'arrêtant, j'aurais eu le temps sans. J'avais des trucs cool à vous raconter mais pas trop en fait. Je suis un peu vide, comme je le disais avant, pas mal de trucs se bousculent dans ma tête et il va falloir prendre les problèmes un par un : or généralement, je suis sur tous les fronts ou sur aucun. Vous aurez donc compris où je me trouve actuellement, attendant le bon moment pour me lancer dans une bataille qui s'annonce franchement ardue...

mercredi, mars 17 2010

Surchauffe

Oh la la la, vous n'êtes pas à l'orphelinat vous ? Vu comment je vous abandonne, ça m'étonne qu'aucune assistante sociale ne soit venue vous chercher ! Bon, d'accord, je ne vous ai pas complètement abandonné, j'étais excessivement occupé avec Haru a un avis sur tout. Sauf que c'est bientôt fini, ha ha... Avec intérêt, je remarque avoir préféré programmer la mort que de jeter l'éponge d'un seul coup. Ça fait plus pro et il faut croire que je me professionnalise. J'ai réussi à m'imposer un peu plus de rigueur dans mes projets, ce genre de projets, une rigueur dont je n'imaginais plus disposer. Assurer au moins le minimum, quoiqu'il arrive, tous les jours. Abdiquer mais avec dignité, sans claquer la porte ni hurler que j'en ai marre.

C'est très bizarre. L'arrêt d'Haru a un avis sur tout me parait être une bonne décision, je suis un peu ému. C'est peu de choses mais je suis fier du travail accompli, je ne me croyais plus capable de mener un projet personnel et ambitieux, ça a un coté rassurant d'avoir réussi à tenir et dans le même temps, de ne pas persister dans l'erreur en voyant que les perspectives n'étaient pas franchement réjouissantes.

C'est important pour moi car depuis des mois je brainstorme dans ma tête avec des envies de télévision de plus en plus pressantes. Tout petit, avant de vouloir être testeur de jeux vidéo, je voulais être animateur télé. Jouant dans ma chambre, je parlais aux caméras invisibles qui suivaient mon quotidien palpitant : mes réjouissants vidéoblogs auraient donc peut être leur source ! La télé m'attire, m'interpelle. Il y a quelque chose à faire sur les jeux vidéo, une place à prendre, pour parler de jeux avec un ton léger mais adulte, sans faire ni jeunisme ni élitisme. Un équilibre parfait qui n'existe pas encore et que j'aimerais parvenir à faire. Sauf que je n'ai ni les contacts, ni les pistons, ni les moyens techniques d'une boite de prod pour soumettre un projet sérieux (d'autant qu'elles existent déjà, Bouyaka qui produit gameblog pour mcm et quelques émissions spéciales pour le câble). Alors quand en plus, je crève d'envie à l'intérieur de présenter un jeu (j'ai découvert avec émerveillement jeopardy et la géniale sobriété du juste prix américain), rien ne va plus ! D'autant qu'on ne peux pas dire que j'aie le physique pour... quoique... en jouant la carte "grosse minorité visible" y a peut être un créneau à prendre. Valérie Damidot sur M6, Boccolini sur TMC... Hé, Francetélé, vous voulez pas un gros animateur ?

Passons. La grosseur est et reste un problème. Néanmoins, j'avoue m'être calmé sur le sujet. Depuis un an, j'ai limité un effet yoyo qui m'a été bien trop préjudiciable ces dernières années (disons que mon poids a augmenté dé 10% depuis les débuts lointains de ce blog) en admettant avoir moult priorités incompatibles pour l'instant avec l'exécution d'un régime. Boulot, études, instabilité émotionnelle... Ne soyons pas sur tous les fronts, il y en a beaucoup trop dont il faut s'occuper présentement. En plus, j'ai envie d'un nouvel appart plus grand. Après une visite fort prometteuse aujourd'hui même, à quelques pas du métro Charonne dans un quartier nettement plus sympathique que celui qui est présentement le mien, je me suis rendu compte des multiples difficultés logistiques qu'il faudra affronter : j'ai signé mon contrat en décembre dernier, difficile au mois de mars aujourd'hui de demander un résiliation de bail en un mois. Il va donc falloir envoyer une lettre de résiliation standard de trois mois, atteindre les six dernières semaines pour commencer à chercher, prendre les clés du nouveau logement le plus tard possible pour pas payer trop cher mais pas trop pour quand même avoir le temps de déménager...

Tout ça me parait insurmontable. Il faut dire que mon incapacité maladive à me lever à heure fixe, problème qui s'est atténué ces derniers mois mais loin d'être résolu, m'a éduqué à ne plus me projeter dans l'avenir qu'en conditionnant les choses d'un "si je me lève" qui s'est transformé en "si j'y arrive".La confiance en soi tout ça bref, je ne me crois pas capable de prendre mon destin en main face à des choses nécessitant rigueur et application, respect précis de dates et organisation d'un déménagement. Arrêtons nous là tout ça est bien long et je devrais vous revenir plus vite que cette fois-ci, j'ai l'impression de n'avoir fait qu'effleurer mes névroses du moment. Si je me lève, cela va sans dire.

samedi, janvier 9 2010

Désenchanté

Bonne année au fait ! Alors j'en étais où ? Ce qui est rigolo avec Second World, beaucoup moins à jour que Haru a un avis sur tout où je tiens je ne sais pas trop comment le rythme effrené d'un article par jour pour des stats modiques, malgré une très belle progression depuis que j'ai été repris chez Rue89, ce qui pue la classe il faut l'avouer, c'est que la mise à jour très irrégulière n'empêche pas que ça soit une histoire à épisodes rigolote. Avouez-le franchement, même si dans le fond je mets le doigt sur la difficulté d'être geek, gay, travailleur non diplomé, dépressif à tendance suicidaires, hystérique et drama queen à la fois, ça reste drôle non ?

A la rigueur, une comédie dramatique. Oui, j'aime bien l'idée d'être une comédie dramatique ! On rigole on rigole mais dans le fond, c'est pour éviter d'en pleurer et mine de rien, ça fait un peu cogiter. Des fois quand je me relis, dans d'anciens billets, j'ai de la tendresse voir de la compassion pour qui j'étais à l'époque, Oh non, non pas que j'aime vivre dans le passé, croyez bien que tous les six mois à peu près je me dis que ça y est je ne changerai plus jamais et quand je repense au petit con que j'étais six mois avant, j'ai honte d'avoir imposé ce spectacle à mon entourage. Ainsi, l'avantage est que la courbe de progression est excessivement positive au final, ça n'est pas si mauvais que ça en fait.

La dernière fois je vous expliquais que j'étais devenu un connard. C'est vrai, ne me dites pas le contraire, je suis devenu un connard ! J'ai signé le mois dernier le premier contrat à durée indéterminée de ma vie et ça m'a fait badder. Comme souvent quand je passe une étape dans ma vie, je ne recens le stress qu'une fois l'étape franchie, et bizarrement pas avant comme les autres.

C'est con mais je dois vous l'avouer, tout cela m'inquiète : je ne sais absolument pas où je vais mais ce qui est sur, c'est que j'y vais de plus en plus vite et ça croyez moi, ça me fait peur. J'ai un peu peur que le terminus soit un bon gros mur en béton armé sur lequel je vais venir m'exploser la face.

Quand je dis que je suis entrain de devenir un connard, et n'allez pas vous imaginer que ça m'enchante, c'est que vraiment, je deviens un connard : je conchiais sur les CSP+ il n'y a pas si longtemps et pourtant, malgré le job sur et stable que j'ai décroché et l'augmentation qui va bien, je ne rêve plus que de 13ème mois et prime... Maintenant que je l'écris et que je me dis que vous allez tous le savoir, je n'en suis plus vraiment sur en fait. Je pense certainement que ces perspectives exclusivement salariales sont dues au fait que les perspectives d'avenir du site où je bosse sont scandaleusement floues depuis des années, aussi, en l'absence de cap et de réussite collective comme j'aimerais qu'on en ait, la seule perspective acceptable est la réussite perso, et pourtant c'est pas franchement mon style.

C'est là en fait où je me dis vraiment que je suis devenu un connard : certains diraient que je me suis endurci mais pour le socialo que je suis, si, c'est être un connard. J'ai fini par comprendre que la volonté du travail bien fait et l'envie d'être fier de ce qu'on a fait le soir en rentrant, ça n'est pas grand chose surtout si la reconnaissance ne vient pas. C'est con, mais je me suis rendu compte que toutes les améliorations que l'on demande et qu'on nous refuse, au final, c'est les décideurs que ça pénalise : je n'ai ni actions dans la boite, ni intéressement, alors finalement, me casser le cul à leur expliquer comment, au final, gagner plus de thunes, ça ne me concerne pas trop. Bon j'arrete de parler boulot.

J'ai un horoscope du feu de dieu depuis le début de l'année qui me parle de réussite amoureuse et professionelle et m'encourage dans mes projets... Mmm. Ne serait-il pas temps de me remettre sérieusement à mon idée d'aller dragouiller la télévision ? J'y pense sérieusement et souvent j'y reviens : c'est un gros fantasme pour le coup. J'imagine des trucs dans le jeu vidéo mais pire, pas seulement : animer un call-tv matinal ne me dérangerait pas plus que ça... OH BORDEL à la liste des défauts de tout à l'heure, ajoutons sans tarder un égotisme démesuré !

Ce qui est drôle c'est que mon envie de faire des jeux mon métier m'est venue assez jeune mais encore plus tôt, je rêvais de télévision et des fois je me dis, à force de ne pas accepter ce qu'il faudrait que j'accepte (je n'ai pas un talent démesuré et personne ne m'attend comme le messie), qu'il y a peut être une histoire de destin ou je sais pas. Finalement dans ma vie j'ai un bol incroyable quand même, par rapport à d'autres. J'ai souvent eu la chance d'être au bon endroit au bon moment, pas toujours, mais assez souvent finalement...

C'est étrange. Cette réussite relative (parce que bon finalement, avoir un CDI et être journaliste peut être bientôt encarté à 19 ans ça suscite des oh et des ah admiratifs un peu partout et je vais finir par croire que je suis au dessus du merdier où j'ai l'impression d'être) m'ennuie : c'est peut être mon coté dépressif, instable, insatisfait : je ne suis pas un hyper perfectionniste, je répête à longueur de journées que nous ne sommes pas des anges, mais j'ai toujours envie de plus et pas forcément dans un sens consumériste. Ici et maintenant c'est important, mais demain, ça l'est encore plus et ça fait un peu peur : alors autant essayer de savoir au plus vite ce qui nous attend.

Je navigue à vue mais je garde toujours un oeil à l'horizon (oh bordel on dirait une métaphore de mauvais roman) : s'il n'y a rien c'est mauvais signe, autant savoir où l'on va et comment. Je ne suis pas un pro de la planification mais je calcule atrocement tout, j'en avais déjà parlé : l'inconnu m'angoisse alors d'avance j'envisage toutes les éventualités possibles rapidement histoire d'être un minimum préparé. En tout cas, d'éviter d'être surpris. J'ai pas l'impression d'être très clair mais je ne le suis pas avec moi même non plus.

Tout ça pour dire que je suis un connard parce que dans l'immédiat je suis dans une routine qui n'est pas mon habitude et que je ne me projette pas dans grand chose de sérieux et que je n'aime pas ça. Une fois arrivé à un truc qui me satisfaira quotidiennement personnellement, ça devrait me passer. J'espère.

2009 au final a été une bonne année malgré un début laborieux et incertain. Et finalement, encore une fois, sans trop comprendre comment, ça a été l'année la plus riche de ma vie je ne sais pas trop pourquoi : début 2009, j'avais trouvé que 2008 était une année bien meilleure que 2007. 2007 qui avait été un cru exception par rapport à 2006. Vous voyez le truc. J'ai du mal à m'imaginer ce qui pourrait m'arriver de mieux en 2010 vraiment. La lueur d'espérance que je garde au fond de mon âme dépressive me dit d'être serein, de croire en le connard que je suis et en les conneries que je fais. Après tout, j'ai prévu d'essayer de transformer quelques essais alors tout peut arriver... Quoi ? L'amour ? Allons, soyez sérieux...

J'en profite pour rappeler que si 2009 était l'année de la dinde dans le cul d'après Monsieur Poulpe, j'ai décidé de ma propre initiative que l'année 2010 de l'humanité toute entière serait placée sous le signe de Lady Gaga, merci d'avance de nous excuser pour la gêne occasionnée.

Je vous embrasse.
Haru

vendredi, novembre 27 2009

Désabusé

Ceux qui me lisent depuis longtemps, et ils sont plus nombreux que je ne dois le croire, savent qu'il y a quelques années, l'échec de ma vie était symbolisé par l'absence en librairies d'un best seller écrit de ma main, d'un long métrage réalisé par moi au rayon dvd ou encore par l'absence chez les disquaires d'un opéra rock où j'aurais été impliqué.

Aujourd'hui, l'échec de ma vie n'est représenté que dans le fait que je ne gagne pas 2500€ par mois, que je ne sois pas propriétaire de ce qui me sers de chez moi et que mes perspectives professionelles ne soient pas particulièrement radieuses. Ca y est, je suis devenu un connard qui ne pense plus qu'à l'avoir. L'être c'est bien, mais franchement l'avoir, c'est au-dessus de tout. Au diable la poésie, si ce n'est pas moi, ce sera un autre, en quelque sorte. L'espoir reste quelque part au fond, que j'arriverais à écrire ce grand roman, à réaliser ce grand film, mais bon, le quotidien m'a très bien fait comprendre qu'avec ou sans moi, il fera avec.

C'est bizarre, tout allait très bien la semaine dernière. Et depuis ce lundi, plus rien ne va. Sans doute, l'annonce du PDG qui expliquait que le journaliste 3.0 ne sera plus qu'une sous-merde face aux experts et aux bloggeurs, et ne sera plus bon qu'a indéxer leur billets, Sans doute l'hiver aussi, avec ces journées qui ne sont plus que de longues matinées.Sans doute le fait aussi, de sentir que la vingtaine approche. A 20 ans, je n'aurais connu qu'un grand amour qui n'aura pas duré, quand les autres eurent de nombreux amants. On y revient toujours hein.

Lundi et mardi ne furent pas très gais, après avoir appris que nos conditions de travail, pas très confortable depuis un an, n'allaient pas s'améliorer en 2010, forcément, ça jette un froid. Au mardi soir, le bad, toujours lui me tombe dessus : les choses n'avancent pas et si jamais il fallait qu'elles avancent, ce serait très lentement. Une lenteur que je ne suis pas prêt à supporter, au risque de ne rien faire du tout. Mercredi, le téléphone sonne : ma mère m'apelle chaque matin pour que j'aille soit au boulot soit en cours, sans quoi, mes problèmes de sommeil ne me permettent pas de tirer du lit. Ce matin, je me cale au bord du lit et je me dis juste "non". Et je me rendors. Toutes les heures à peu près je me réveille, puis je me dis que rien d'important ne m'attend et que peut être, poursuivre le rêve où il en était vaut mieux que d'affronter un monde qui n'en a rien à foutre de ma gueule. Même chose jeudi. Que je sois là ou pas, quelle importance.

J'ai fais le calcul : louper quelque cours n'est rien face aux heures de sommeil que j'ai à ratrapper, les semaines passées n'ont pas été faciles. Les maladies diverses, le voyage à londres, la masse de taf au boulot. Je lirai le bouquin, quelques études sur internet et ça devrait suffire, et cette fois, j'irais aux ratrappages.

L'argent, toujours l'argent, mon compte en banque ne se porte pas très bien, il n'a pas digéré les vacances, l'onéreuse résiliation de neuf télécom, l'augmentation du loyer. J'attend toujours le chèque que me doit M6, qui arrivera, forcément, mais quand : la date limite vient de passer mais la poste fait grève, alors je peux me toucher pour avoir du courrier. Les choses iront forcément mieux mais un découvert au 20 du mois, ça n'est jamais beau à voir.

Tout à l'heure, j'ai sori ma caméra pour prendre des photos. Etrangement, l'image que je vous donne n'est pas celle que je me donne dans mon miroir et c'est plutôt rassurant. Peut être n'ais-je pas l'air aussi minable que j'ai l'impression de l'être. Je vous le montrerais à l'occasion.

Comme vous le voyez à l'heure de ce message, je ne me suis pas levé tôt, je n'ai juste pas dormi. Ca m'apprendra à manger des oranges et à cogiter un peu trop. Ca ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Heureusement, j'ai appris à faire avec. Je ne traine pas, je retourne comater au pieu pour limiter les dégâts.

Je vous embrasse.
Haru

mercredi, novembre 11 2009

Excuse-moi, je crois que j'ai... oublié de t'appeler

Dites donc, je ne suis pas très gentil avec vous, lecteurs de Second World. Si vous ne comprenez rien à la bouillie gameuse que je publie quotidiennement sur Haru a un avis sur tout, vous ne devez plus vraiment arriver à me suivre.

Non pas que je n'aime plus raconter ma vie, grand dieu non. C'est juste que bizarrement, je n'en ai plus trop de vie ces dernières semaines. Et franchement je ne m'en plains pas. Il y a bien longtemps maintenant, début 2008, je n'étais même pas majeur !,j'ai connu l'horreur du chomage, de n'avoir pour seule préoccupation pendant six mois que de donner un sens à mes journées. L'étape intermédiaire a été d'avoir mon job pour m'occuper trois jours par semaine, ce qui n'est pas si mal.

Maintenant je suis de retour pour de vrai dans la vie active, avec trois jours de boulot au bureau, deux jours à la fac, un post quotidien à tenir sur avis sur tout, et pour ne rien arranger, trois personnes qui ont partagé mon canapé lit trois semaines consécutives durant le mois d'octobre ! Période pendant laquelle j'ai commencé à développer une rhino pharyngite, qui m'a poursuivi deux semaines, avant de remonter pour se transformer vendredi dernier en ottite. La notion même d'arrêt maladie ayant disparu de mon vocabulaire, il a fallu faire avec : d'une part parce que le sous-effectif au boulot est toujours bien réel, d'autre part parce qu'il n'est pas question que je commence à louper des cours, tant pis pour mes camarades s'ils récupèrent mes virus.

Mine de rien, ce soudain retour de boomerang, avec 35 heures bien pesées de travail hors domicile, 2 bonnes heures de blogging chaque soir (pour à peine 15 visiteurs uniques par jour pour le moment, la réalité est dure ^^) et à peu près deux arbres de mouchoirs consommés à moi tout seul, tout cela fait que je puisse honnêtement dire : oui, je suis assez occupé ces temps-ci. Et c'est très franchement un bonheur de pouvoir l'écrire.

Je vous embrasse. Haru

vendredi, octobre 30 2009

Moi & mon avis

J'avais dit mi-octobre d'accord. Mais bon nous sommes toujours en octobre ! Et Haru a un avis sur tout est de retour ! Et c'est tout ce que j'ai à vous dire pour le moment car j'écris depuis ce matin 10h.

Je vous embrasse.
Haru

samedi, octobre 3 2009

La semaine djerbienne

C'est re-moi ! Bon, je sais, j'imagine que vous voulez que je vous raconte les vacances, c'est bien légitime. Le problème c'est que, si objectivement, celle-ci se sont bien passées et que j'ai fait connaissance avec plein de gens sympa pendant ce voyage, permettant ainsi la bronzette en groupe plutôt qu'en individuel, le dernier jour a été suffisamment chaotique pour éclipser tout le reste. Sans compter un pénible incident de parcours. Reprenons.

Dans ce genre de voyage en trois étoiles tunisien au prix de vente microscopique, il ne faut jamais s'attendre à grand chose. Aussi, arriver dans un hotel pas trop mal agencé, propre et relativement spacieux est déja une bonne surprise. Que les animations soient d'une nullité affligeante et la nourriture à peine passable (de façon assez drôle, l'adjectif "tunisien" est accolé à tout ce qui se mange : spaghettis (bolognaise) à la tunisienne, riz (sauce tomate) à la tunisienne, salade (tomate/"mozza") à la tunisienne...), ça on s'y attendait et on fait avec, à ce prix là.

Seul au premier diner, je fais la connaissance d'Arnaud, lui aussi seul et lui aussi là pour les mêmes raisons : ça n'est pas cher et c'est au soleil. Nous faisons peu après (j'accélère, il est tard) la connaissance de Géraldine et Sylbert, jeune couple en vacances à l'Hotel Homere pour les mêmes motivations, qui ont l'air tout aussi paumés que nous au milieu de tous ces beaufs.

Les innombrables autres qualités de mes partenaires font que nous nous jurons sollenellement soutien durant la dure semaine de farniente qui nous attend. Ou pas vu que le lendemain, lundi, après une matinée à la piscine, l'orage pointe son nez crochu et innonde les lieux comme il se doit. L'après-midi sera donc à base de mots-fléchés devant Secret Story. En effet, Djerba a une heure de décalage horaire avec la France, les programmes télé démarrent donc une heure avant.

Les jours suivant, pas d'orages malgré ce qui est annoncé, mais un temps quand même régulièrement nuageux, obligeant régulièrement le vacancier à scruter le ciel pour voir s'il s'agit d'un stratocumulus ("Le soleil est aux toilettes, il revient dans deux minutes, veuillez patienter s'il vous plait"), d'un cumulus ("Le soleil est parti s'acheter des clopes, allumez en une en l'attendant") ou d'un cumulonimbus ("''En raison d'un trop grand nombre de pouffiasses sur la plage, le soleil est interrompu pour une durée indéterminée'"). On prend l'habitude mais c'est peu chiant car si l'exposition intermittente suffit a obtenir un teint halé, c'est insuffisant pour des gens blancs comme un cul comme moi pour rentrer orange de la tête aux pieds.

Les activités sont assez redondantes donc je ne m'étendrais pas dessus, l'éternelle question étant plage ou piscine. A la plage, il n'y a pas de fond, plein d'algues et plein de rochers mais pas de musique. A la piscine, il y a l'aquagym et michael jackson toute la journée. Et les animateurs qui passent leur journée à draguer les "gazelles". Gazelles qui se voient d'ailleurs vite attribuer un petit surnom au sein de notre groupe : la bande de copines avec Ralouf, Boudin et Pouf, Orléane et ses amies et tout au fond, Bonard "ces paparazzis ne peuvent-il donc pas me laisser tranquille" et Bonasse "c'était bof !". Tout un petit monde qu'on retrouvait aux soirées organisées, l'occasion de se poser au fond de la salle en critiquant tout et tout le monde. Fort heureusement, certains soirs, il était possible de danser le madison.

Le dernier jour donc fut le pire de tous : le départ qui m'avait été annoncé était le tunisair de 6h du mat, il fallait donc dégager de l'hotel à 2h. Pourquoi pas. Finalement, j'ai été transféré dans le Air Méditérannée de 22h30. Une journée de vacances supplémentaires pensez-vous. Sauf que cela implique de rendre la chambre à midi et de passer l'après midi au bord de la piscine avec sa valise. Demi-pensionnaire, pas de repas de midi et plus une thune pour aller en acheter un. Ce fut la journée de trop où j'ai pris horripilant coup de soleil sur la hanche droite. Arrivée à 3h du mat à Roissy dans la nuit, génial, avec le boulot le lendemain...

Ah, aussi, durant le séjour, j'ai reçu un coup de fil de SFR-Neuf qui m'annonçait leur obligation de me suspendre ma ligne ADSL. Ceux qui me suivent sur facebook savent que j'ai gagné il y a peu au jeu téléphonique du matin d'M6, Absolument Stars !. Pour parvenir à cela, il a forcément fallu une bonne centaine d'appels au numéro surtaxé, qui sont remboursés sur demande auprès de la prod mais qu'il faut bien entendu payer. En fin de mois sur la facture qui va bien, je l'imaginais. SFR ne pense pas comme ça. Supposant que l'on est de toute façon un sale mauvais payeur, ils préfèrent suspendre la ligne et exiger le réglement immédiat de la somme. Et tant pis si, en coupant le téléphone, ils coupent l'internet, et qu'on le paye toujours lui. Les choses sont maintenant arrangées mais voilà qui est bien énervant et donne l'impression de se faire traiter comme de la merde, après deux ans sans incidents de paiement. La seule chose qu'ils ont gagné est mon départ chez BBox qui me rembourseront mes frais de résiliation et me font une offre mobile + internet excessivement compétitive financièrement.

Au final ce texte est bien trop long puisque je pensais vous raconter brièvement mes vacances puis mes préoccupations actuelles. Aussi, afin de que vous ne décrochiez pas (vous croyez que je ne vous ai pas vu les cancres au fond de la salle qui êtes repartis mater des vidéos de connasses sur youtube ?), je raconterai demain mes multiples préoccupations de tous genres du moment (boulot, fac, weblife) qui m'animent ces jours-ci, me permettant ainsi de faire deux posts au lieu d'un et de rendre ainsi ce blog artificiellement plus actif. Que suis-je malin certains jours...

Je vous embrasse.
Haru

samedi, septembre 19 2009

8, 9, 10, dans ma vieille valise

Yo ! Bon ça y est cette fois je pars. Bref passage pour vous faire quelques bisous et vous annoncer la suite des événements.

Déja, justifions ce titre. Outre ma DS, Twilight et de la crème solaire, j'emmène aussi un peu de musique. Je vous épargne la partie "playliste de teuhpute qui bronze en bord de plage". Par contre je signale les deux albums de geeks, forcément gratuits, qui m'accompagnent : d'une part, Deux Gars "Je suis Deux" dont j'ai déja parlé et ensuite, We Create Stuff "Rocking Fortress", des remix technos à base de voice samples de TF2. C'est spécial.

Pêle mêle dans la valise, outre Twilight, on trouve aussi Millénium, histoire d'être un peu à la page pour les dîners entre gens sympathiques et distingués.

Les principales nouvelles à annoncer concernant Avis sur tout : méchamment vérolé et abandonné depuis quasiment son lancement, celui-ci est pour le moment en pause et en cours de transfert vers over-blog. Oui je sais over-blog c'est mal, c'est TF1, le grand capital, dont j'accepte déjà de sucer la bite en échange de mon salaire chaque mois, et croyez-le bien, ça m'indigne souvent. Mais over-blog offre une certaine visiblité et des possibilités en termes de com suffisamment intéressantes pour être... pas négligeables. La pub est présente mais peu envahissante. Mais elle est présente et moi aussi ça ne m'enchante pas sur le fond mais bon.

Quoiqu'il en soit, le retour s'effectuera courant octobre avec une nouvelle formule. L'histoire de l'article épisodique réparti sur toute la semaine reviendra de façon ponctuelle, et ne sera plus affiché comme un programme permanent, car c'est tout bonnement intenable aux jours d'aujourd'hui. Le rythme sera donc probablement un peu moins soutenu. J'essaierai de mélanger les articles "rétro" avec un peu d'actu commentée (car diktat des clients publicitaires, les sites d'actu jeux sont obligés de rester scandaleusement neutres dans leur relayage de communiqués de presse) et peut être même de la vidéo. Réouverture vers la mi-octobre à priori.

D'ici là, prenez soin de vous.
Je vous embrasse.
Haru

samedi, septembre 12 2009

L'âge des conquêtes

Vous êtes toujours là les coquinous comme dirait l'autre ? Non parce que souvent, je m'inquiète, je me dis que je ne manquerais pas à grand monde en arrêtant au pied levé toute mon activité virtuelle, car même si l'internet moderne est jeune - il n'a jamais que mon age -, il risquerait de s'en remettre.

J'en parlais l'autre fois, je n'ai pas pris de vacances depuis longtemps. Aussi, il était grand temps d'en prendre. Contre trois centaines d'euros et par le miracle des promotions sur internet, je vais ainsi partir une semaine lézarder sur les plages tunisiennes comme le font un grand nombre de mes compatriotes. Il n'y a pas de honte à cela, certes, c'est moins exotique et excitant que pourrait l'être un voyage au japong par exemple. Néanmoins, si je suis un adepte de l'idée des voyages en mode Pékin Express, à base de squattage de canapés, je m'autorise la faiblesse de n'avoir pour seules préoccupations pendant une semaine que "me reste-t-il de la crème solaire ?", "ai-je encore de la batterie dans ma DS ?" et "où est-ce que j'ai mis Twilight ?" (car voyez vous, j'aimerais bien comprendre comment plusieurs millions de jeunes filles en sont arrivées à fantasmer de se faire violer par des vampires). La seule inconnue reste le prix du Mojito au bar de l'hôtel... réponse la semaine du 21.

En attendant, la rentrée approche à grands pas. Troisième première année donc, en lettres de nouveau, il sera temps de s'y mettre pour de bon, même si en gardant mon boulot à coté, ça risque encore une fois d'être complexe. Mais ça ne serait pas drôle de jouer à IRL en mode facile. La possibilité d'un expatriement en province à la rentrée 2010 reste néanmoins une possibilité que je n'écarte pas tout de suite.

Le prochain chantier a venir va être l'épineuse recherche d'une nouvelle location en fin d'année. Moins chère ou plus grande, voire les deux, ça va être encore un beau bordel, c'est bien ce qui est sur. En attendant l'inspiration n'est pas plus vivace que ça, et je n'ose m'aventurer à annoncer plein de choses au risque de ne pas les faire encore une fois.

Alors je vous embrasse sans plus tarder,
Haru

samedi, août 22 2009

La vie est autre part

J'écris moins mais j'écris mieux. Je défie quiconque de me prouver le contraire. Je préviens d'avance que quiconque qui s'aventurerait à le faire me ferait replonger dans la dépression. Aussi, j'espère que vous aurez la gentillesse de ne pas le faire. Je ne vous demande pas grand chose. Ne déchirez pas mes plans sur la comète et ne vous moquez pas trop fort.

Parce que bon sérieusement, si vous continuez à venir, c'est qu'au moins je vous fais rire ? Je suis un peu un skyblog d'emo mais en version drôle non ? Bon ok, il manque des photos de moi avec le visage bariolé de crayon noir. Mais je ne veux pas vous faire vomir (attention, le précédent lien montre une image dégueulasse).

Pendant ce temps : C'est la Gamescom et je découvre avec joie les 50 heures. Je me réveille à une heure normale, je rentre claqué à 23h et pendant la journée, je bosse comme un ouf pour la beauté du geste. Ah, et pour mon salaire à la fin du mois aussi, j'ai failli l'oublier. La beauté du geste c'est y aller un peu fort. Mais je me découvre, avec mes collègues, une incroyable conscience professionnelle. Faire bien son boulot est incroyablement satisfaisant, même en sachant pertinemment que celui-ci ne sers pas à grand chose tant que la direction ne nous donne pas les moyens de valoriser correctement le contenu qu'on produit. Mais on fait le job quand même et plutôt deux fois qu'une, parce que ça permet d'être fier de soi à la fin. Et en soit déja pas mal.

Pouah, je commençais en disant que j'écrivais mieux ces derniers temps et me revoila dans mes travers habituels. C'est définitivement prouvé, on écrit mieux quand on est déprimé. Et l'histoire de la littérature me donne raison, je ne connais pas un seul grand auteur qui ait écrit ses oeuvres majeures dans une situation d'épanouissement total.

Pendant ce temps : J'ai toujours de la tendresse pour Raphy, plus de deux ans après la consommation de notre rupture. Mon instinct d'assistante sociale, certainement, qui me rend assez patient pour l'écouter démontrer par A+B qu'il est un raté et qu'il n'est pas assez bien pour quiconque, qu'il fait du mieux qu'il peut pour se faire des amis mais qu'il n'arrive pas à rentrer dans une relation normale avec eux et que tous mes conseils sont bien gentils mais vains. Mais n'en parlons pas pour l'instant, d'ailleurs, n'en parlons pas du tout, Raphy restera un mystère pour moi, et l'humanité, pour encore de longues années, et peut être qu'il a bien raison : à ne pas se livrer, des gens qui détestent le secret comme moi finissent par s'attacher en espérant le percer à jour.

J'ai reçu plein de cartes postales pendant tout l'été mais moi je n'ai toujours pas pris de vacances. Je ne vous demande pas de vous émouvoir, je comprends bien que c'est encore plus pathétique si j'annonce que je pars en vacances tout seul parce que je n'ai ni ami ni amoureux pour m'accompagner. Cela fait donc plus d'un an que je suis passé au moins deux fois au boulot par semaine toutes les semaines, malgré deux escapades en angleterre par le miracle du mi-temps.

D'ailleurs puisque j'ai déja parlé deux fois de boulot, et que jamais deux sans trois, je commence a envisager sérieusement de me reconvertir en province. Si mon contrat de travail n'est pas prolongé l'année prochaine à un salaire supérieur et/ou que je ne trouve pas de taf dans une autre rédac, je risque fortement de quitter la région parisienne pour me concentrer sur mes études. Dijon, Lyon ou Toulouse peut être, sont les principales options, des coins où il est possible d'avoir un appart deux fois plus grand et deux fois moins cher que celui que j'occupe actuellement. Mais d'ici là, j'ai le temps de voir venir.

Allez je vous laisse, il est 3h30 et je dois être à Suresnes à 9h demain pour le dernier acte de la GC. En priant qu'il s'agisse d'une comédie où personne ne crève à la fin T_T.

dimanche, août 2 2009

La crise de la quarantaine

Partisan du moindre effort que je suis, les choses ne vont pas franchement mieux depuis la dernière fois. Il s'agit de se laisser porter par la vague et d'attendre voir où elle va bien pouvoir m'échouer.

Mon père me harcèle au téléphone, je ne suis pas loin du pétage de plomb sur ma personne à cause de ce con. Merde, c'est quand même la seule personne sur terre qui réussit à expliquer que c'est plus simple que j'aille chercher le courrier qui tombe à son ancienne adresse chez mon frère pour le mettre dans la mienne pour qu'il puisse venir le récupérer lorsqu'il est dans le coin. Faut dire que faire étoile/porte de Vincennes, c'est vraiment le bout du monde. Passons.

J'ai 19 ans depuis pas longtemps, j'ai oublié de venir me le souhaiter et vous expliquer à quel point c'est formidable de passer son anniversaire seul parce que tout le monde est cassé en vacances et qu'a peine une demi-douzaine contacts facebook et de proches sur msn ont fait l'effort de me le souhaiter. Remarquez, franchement, je préfère peut être ça que d'avoir une nuée de monde pour me le souhaiter bon.

Quoi qu'il en soit, la chute est dure, je me rends compte que personne ne m'attend comme le messie nulle part et ça, ça fait mal. C'est très con, et démontre certainement l'égotisme démesuré que je porte en moi, mais j'ai cru de nombreuses années qu'un destin extraordinaire m'attendait et que le monde, un jour, me regarderait avec des yeux brillants parce que j'allais pondre l'oeuvre qui changerait la face de cul de la planète pour en faire un endroit mieux. Faut croire que c'est loupé et que l'humanité n'en aura rien à foutre que je finisse ma vie dans un deux pièces à Vincennes péniblement acheté avec un crédit sur 30 ans.

A 18 ans, j'étais convaincu qu'un brillant avenir professionnel en tant que journaliste en jeux vidéo m'attendait, A 18 ans, je pensais que je voguais vers une scolarité brillante après un faux départ en fac de japonais. A 18 ans, je pensais que cette fois, c'était sur, j'allais enfin m'offrir ce corps normal dont je rêve. A 18 ans, j'étais certain que j'allais trouver un amour réciproque.

A 19 ans, je me rend compte que le marché de l'emploi ne m'attend pas de pied plus ferme que ça, et qu'au contraire, je devrais baiser les pieds chaque matin de mon patron pour le remercier de m'en offrir un, d'emploi. A 19 ans, j'attaque ma troisième première année de fac et je sais que cette fois, ça passe ou ça casse, et que pour le cinéma, faudra repasser plus tard. A 19 ans, je sais que malgré tout le sport que je pourrais faire, la taille 42 restera un rêve innaccessible. A 19 ans, je sais que le grand amour lui non plus n'a pas que ça à foutre de m'attendre et doit déjà avoir trouvé chaussette à son pied ailleurs, et franchement, je l'excuse, je serais lui je ferait la même chose.

Les années impaires, c'est vraiment des sales années.

mercredi, juillet 15 2009

Dans le secret de la rechute

(Davy Mourier, Badstrip.Net)

Je ne prétends pas que cette situation soit permanente, mais elle l'a été ce weekend.

Au risque d'avoir l'air parano (ah, je le suis, autant pour moi !), si je n'écris plus ces temps-ci, c'est que je me sens délaissé de tous, et épuisé par moi-même. Me regarder vivre est un enfer. L'idée même de dormir m'exaspère, pourtant je fais des rêves très créatifs fort agréables. Personne n'a idée de ce que c'est de passer 5h tous les soirs à attendre le sommeil, à mener un combat avec soi même pour arrêter de cogiter en permanence sur tout.

C'est un peu comme une maladie. Je suis entrain de tout calculer en permanence, je suis un putain de cérébral dont le cerveau bouillone en permanence pour tout et n'importe quoi, au point de ne plus arriver à rien faire.

Ces derniers temps, je suis plus que pathétique et je m'en désole, sans avoir la force de m'en tirer. D'ailleurs, contrairement à il y a quelques années, je n'ai aucun plan marshall me concernant à annoncer ou quoique ce soit.

Je ne ferais pas d'études de cinéma à la rentrée et désormais, je pense tirer une croix dessus pour de bon. Je vais continuer en lettres, histoire de boucler une licence. (Ma mère dirait "Et finir prof"). Je n'arriverai à rien. Pour le moment. Par snobisme comme dit au dessus, il est peut être plus confortable de me regarder me vautrer que d'essayer une énième fois et finir profondément déçu. Sans compter la possibilité non négligeable qu'inconsciemment je sabote tout espoir de réussite à quoique ce soit (paranoia quand tu nous tiens !). Bien sur j'ai mieux à faire que de contempler la loque que je suis actuellement. Mais se réfugier dans l'inaction et dans le défaitisme est tellement plus facile. Et je cède souvent à la facilité.

lundi, juin 15 2009

La semaine anglaise #2 - Mardi

Mardi matin, jour du grand départ. Avec Elie, qui nous a rejoint la veille, nous nous levons tôt, nous partons faire les boutiques puis prenons un petit dej à base de Smoothies. Je me rend compte que pour la première fois depuis mon arrivée en angleterre, je mange des fruits...

Smoothies !

Ayant bien retenu la leçon de l'autre fois, je pars bien en avance à l'aéroport. Alors forcément, ça laisse le temps de prendre plusieurs cafés...

Starboucks

Avant de décoller pour Paris Charles de Gaulle (cette appellation à touriste est très perturbante, pour un parisien qui va à Roissy et rien d'autre), un tour aux toilettes. LOL quoi.

LOL

La semaine anglaise est finie, en retard certes mais elle est finie. Merci de votre attention, vous pouvez reprendre une activité anormale !

Gros bisous !
Haru

La semaine anglaise #2 - Lundi

15 juin : Lundi, nous dinons Mag, Alexandre, Chris et moi dans un restaurant chinois... et mongol Oo. En tout cas c'est buffet à volonté. Je mange quelque chose comme trois/quatre assiettes moyennement remplies. Bouh c'est mal. Certes. Mais regardez Mag, elle n'a même pas fini son plat ! Les petits africains voudront sa mort pendant six générations !

Bouh !

Cette dernière soirée à Newcastle s'achève dans un bar fort sympa, le Tokyo.

C

Classieux, donc forcément onéreux, ce bar proposait tout de même l'immense surprise de proposer une terrasse en prolongement de la salle. Enfin, c'est très surprenant, dans l'obscurité, d'avancer au fond de la salle et de se rendre compte qu'il n'y a pas de toît en fait. Une fort belle soirée d'adieux !

Verres

05 juin : Soyez gentils, j'ai perdu le cable pour récupérer les photos de mon portable et je croule sous le taf à cause de l'E3. Alors attendez ce weekend. Ah non, ce weekend j'ai une interview (eh wai !) puis un diner avec ma mère puis le vote pour les élections européennes puis le déménagement de Soraya. Bon bah dimanche soir alors ?

Et allez voter dimanche bordel ! De préférence pas pour lui, ni pour lui, ni pour lui non plus. Non vraiment, vraiment pas, ne votez pas pour eux. S'il vous plait.

Gros bisous.
Haru

La semaine anglaise #2 - Vendredi

29 mai : 'Cet article ne présentant d'intérêt que s'il est richement illustré, faudra attendre mercredi prochain pour savoir en quoi consistait la journée de vendredi. Indices : Un film de Danny Boyle avec Guillaume Canet, Virginie Ledoyen et DiCaprio en mode WTF comme toujours. Indice : Non maman, je ne parle pas de Trainspotting.''

14 juin : Je l'avais oublié en partant en voyage mais Newcastle est proche de la mer. Et proche du genre vraiment pas loin. Vendredi, nous partons voir la mer. En métro. C'est assez troublant. Nous sortons du train, au lieu dit Whitley Bay, lieu de villégiature anglais devenu cité dortoir, malgré un nombre important d'hotels et bed & breakfast, et étonnamment quelques boites et pubs sur le front de mer. Lesquelles malheureusement, ferment les uns après les autres. C'est assez troublant d'ailleurs, en descendant la rue principale, de voir une enseigne sur deux décrochée pour cause de faillite. La région, qui ne s'était pas encore complètement remise de la crise industrielle, se prend en plein dans la gueule la crise actuelle.

Trois minutes après avoir quitté le métro, nous descendons la rue principale quand soudain, l'horizon disparaît. La mer a perte de vue. La plage Mag, nous voilà à la plage ! En y réfléchissant ça devait faire bien deux-trois ans que je n'avais plus été à la mer. Mine de rien, cela fait résolument plaisir. La preuve !

La plage ! Oui, je suis censé sourire.

Nous marchons dans le sable, en ramassant des coquillages. Les souvenirs d'enfance reviennent, la Bretagne, ah, la Bretagne, ça vous gagne ! Plus loin, une cafétaria de bord de plage old-school. Nous nous arrêtons en terasse et dégustons une boisson qui elle seule aurait pu convenir à la situation : un chocolat chaud avec des marshmallows, d'autant plus délicieux qu'une brise un peu froide nous caresse et que nous avons remis nos vestes.

Hot chocolate

Ensuite, il faut bien rentrer. Nous rejoignons Alexandre, un ami à Mag, plus tard dans la soirée. Nous montons chez lui, il habite au 17ème... Et voilà la vue quoi...

Newcastle View

Quand je gagnerai à l'euromillions dans les six prochains mois, cet appartement sera ma résidence secondaire anglaise.

Je vous embrasse.
Haru.

La semaine anglaise #2 - Jeudi

Nous nous levons tard, enfin tôt pour moi, enfin c'est le décalage, bref, à 10h30 du mat. Pour moi c'est tôt. Mais pas quand je dors pas chez moi.

Nous faisons quelques courses puis un ami de Mag nous rejoint. Nous partons vers 17h (la motivation met un certain temps à venir) au parc du coin, il fait un soleil étonnant pour l'angleterre. De quoi rendre les normands jaloux. Nous passons une ou deux heures dehors avant de repasser à l'appart. Décision est prise d'aller à une soirée de fin de semestre après avoir mangé un bout de pizza. La soirée est scandaleusement naze. Non seulement personne ne boit, mais ils regardent Britain Got Talent (Suzanne Boyle, vous savez, tout ça) puis ils jouent au Twister. Sobres quoi ! Par contre, ces anglos saxons sont bien comme dans les films, ils ont vraiment l'air d'avoir 15 ans à 25.

Déçus plus que nous n'aurions pu l'être, nous partons au bout d'une demie-heure à peine. J'ai jamais pu tenir aussi peu longtemps. Nous repassons par l'appart nous désaltérer huhu (je mets pas de parenthèse, c'est plus drôle de prononcer "désaltéreruhu" d'un coup) puis nous partons pour une boîte locale, le Passion. Merde alors, quelle claque. On m'avait prévenu, ils y passent du rock indé genre underground... underground qui tâche. Bon courage pour voir précisément de quoi je parle. Quoiqu'il en soit, putain, qu'est ce que ça fait du bien. L'entrée est à 2£ et les consos à 2£ aussi. Ca fait la soirée à 15€. C'est le prix d'une conso au Queen quoi. En tout cas, la musique est trippante et il est fort plaisant de danser dessus, enfin, comme on peux danser sur du rock.

En tout cas, quand j'aurai gagné à l'euromillions, moi aussi, j'ouvrirais une boîte rock à programmation typée underground (mais du genre underground imbitable, juste pour rigoler) mais les gens viendrons quand même par que la pinte sera à 1€. De Fosters bien sur. Car depuis mon arrivée en angleterre, je ne bois que du vin sud africain et de la bière australienne. C'est pas drôle sinon. Enfin vous verrez, vous dînerez.

Bisous !

15 juin :

Passion 1 Passion 2 Passion 3 Passion 4

Oui ces photos sont pourries. Essayez de prendre des photos en boite pour voir !

dimanche, juin 14 2009

Un mec, Deux Gars

Je suis vraiment pas trop dans le trip musique libre, Creative Commons et tout, faut dire je suis pas du genre à avoir un ipod 8 giga vissé sur les oreilles tout le jour durant comme certains. Néanmoins, une suite d'hyperliens (VDM -> DTC ex BashFR -> eux) m'a permis de découvrir le très sympathique groupe Deux Gars. Une guitare, du chant, des mélodies sympas et éclectiques, des chansons marrantes et d'autres un peu moins... Bref, c'est peut être mon seul artiste hors deezer du moment.

Le premier album, Je suis deux, est gratuit, en streaming ou en téléchargement. Il comporte 16 pistes, c'est plus généreux que pas mal d'artistes pro-Hadopi, qui s'écoutent toutes très bien (les artistes pré-cités ne peuvent pas toujours en dire autant), certaines mieux que d'autres, mais le tout est vraiment sympa. J'avais prévu d'entamer sur mes pistes préférées mais la liste atteignait plus de la moitié de l'album alors bon. Enfin bref, si vous n'avez rien de mieux à faire, perdez quelques minutes à les écouter, c'est gratuit. Et si vous aimez vraiment, faites moi signe, je cherche un binôme pour les voir en concert !

<a href="http://deuxgars.bandcamp.com/album/je-suis-deux">Il pleut Marine by Deux Gars</a>

Bonne journuit
Je vous embrasse
Haru

vendredi, juin 12 2009

La certitude n°1

La certitude n°1 est affichée sur mon tableau blanc depuis mon emménagement à Paris il y a un an et demi je crois. La certitude n°1 dit "Si vous ne faites rien, il y a peu de chances que les choses s'améliorent". Effectivement, la certitude n°1 est une certitude.

Inscrire la certitude n°1 au tableau, qui devait me servir de sorte de mémo pense-bête auquel je devais jeter un oeil chaque jour que quelqu'un fait, devait me permettre de m'imprégner chaque jour de cette réflexion pleine de bon sens, toute droit sortie d'Ally McBeal, sinon d'un téléfilm américain honteux, je ne le sais même plus.

Seulement, comme chaque bonne résolution, on finit par l'oublier sans le vouloir. D'autres inscriptions ont rejoint le tableau blanc. Mon propre numéro de téléphone par exemple, quand j'ai ouvert ma ligne. Un titre de court métrage/nouvelle à écrire "Un beau jour pour se suicider", dont l'histoire me tourne dans la tête depuis plusieurs années, l'une de ces rares idées à traverser le temps comparée aux idées de génie sur lesquelles on ne peux plus remettre la main quand on a le temps d'écrire. Le numéro du centre médical de la Smerep, lorsque pour la première fois j'ai du me trouver un généraliste, une drôle de cour des miracles. Un coin est vide, il sert à marquer mes rendez-vous plus ou moins galants. La paranoïa familiale fait que par sécurité, je note le nom, le lieu et la date de rendez-vous avec tout inconnu avant de partir, au cas-où. Etonnamment, je ne pousse pas la paranoïa jusqu'au bout en inscrivant l'état civil complet et le motif de la rencontre : ma mère est assez technophile pour savoir que toutes les informations complémentaires se trouvent dans mon ordinateur, qu'il y a beaucoup à apprendre de moi (sur une personne en général d'ailleurs), en examinant les différents disques durs que j'ai rempli dans ma vie.

Il n'y a pas que des inscriptions qui ont masqué la certitude n°1. Dans un premier temps, le tableau s'est vu recouvrir de cartes de visites grâce à des aimants. Ensuite, divers papiers. Une facture, un projet de web-émission, un ticket d'euromillions, un bock, plusieurs cartes postales, la nouvelle adresse de mon père (refusant les moyens de communication moderne, le moyen le plus rapide pour le contacter est le courrier, ou le télégramme), ma carte d'électeur.

Dernière atteinte à la lisibilité de la certitude n°1, l'édification d'une pile mêlant boitiers de jeux et de films sur le bureau, au point d'arriver à mi-hauteur du tableau. Des films et des jeux eux aussi en attente, sous mes yeux pour que je n'oublie pas leur présence, que je daigne consacrer un moment à ces derniers. Les priorités finissent par s'accumuler, une nouvelle pile s'édifie sur la gauche de mon écran. Et si la certitude n°1 reste certaine, malgré moi, la prétendue urgence du reste (reste venant lui même après la vie et l'univers) a fini par l'occulter, ne me laissant plus d'occasion de lui adresser un regard.

J'allais conclure par un lapidaire, abscon et surtout très mauvais "Triste sort.". Après, la certitude n°1 n'est qu'une certitude parmi des milliers d'autres. Sauf pour les sceptiques pour qui il n'y a pas de certitude, mais ils ne lisent pas ce blog. Pouah, il n'est pas question qu'un sceptique vienne s'essuyer les pieds ici. Passons. Une énième fois, en vous parlant de la certitude n°1 je vous parle de moi, le but probablement recherché d'ailleurs. Parce que bon franchement, la certitude n°1 personne n'en a rien à carrer non ? Et puis numéroter les certitudes quelle idée de merde aussi. Vous le savez, si je parle, je préfère parler de moi. En général. Ici hein. Ailleurs ? Mmm peut être. Bah, mon égo va s'en trouver mal et j'ai tout sauf besoin de ça. Pourtant mon égo sait se flatter. Je l'ai dit, souvent je relis les notes de l'année passée sur ce blog. Et j'aime ça.

Si ce qui y est antérieur est sérieusement et proprement imbitable, je me balance pas mal de fleurs en me relisant, je trouve ça pas si mal, je trouve ça cool à lire. C'est vaniteux et c'est mal, dans le fond, même si finalement ça ne fait pas de mal à personne. C'est un plaisir coupable que je m'accorde. C'est mal sur le principe d'accord mais finalement, y a tellement de gens qui s'assoient sur lui, le principe. Pauvre principe.

Ces connards d'oiseaux du bois de boulogne viennent chanter sous ma fenêtre. Raaah les putes de pute comme dirait l'autre, y a pas que des putes au bois de boulogne. Vu l'heure faut dire...

Je vous embrasse.
Haru

PS : N'allez pas croire que j'ai quelque chose contre les putes, elles font pas un métier facile, j'ai beaucoup de respect pour elles, vraiment.

dimanche, mai 31 2009

La semaine anglaise #2 - Samedi/Dimanche

Vous savez, j'ai des problèmes pour dormir. Comment ne pourriez vous pas savoir ? Là où tous les gens vont se coucher pour décuver, moi pas. En temps normal, j'ai déjà du mal à trouver l'envie, alors bourré, j'ai encore plus de mal à trouver le chemin du lit. Et si je peux pas dormir chez moi, n'en parlons pas.

En général donc, je ne dors pas de la nuit puis je vais faire des trucs le jour levé. A Paris, je vais prends le RER, le petit dej au mcdo des halles puis je vais voir un film à l'UGC. Après je suis bien mort alors je rentre à la maison puis je ne trouve pas le sommeil alors je m'endors que tard le soir après avoir joué toute la journée à TF2.

Là en angleterre, n'ayant pas mon petit univers nécessaire à mon très capricieux sommeil et à mes heureux dimanche matins cinéphiles, il a fallu faire autre chose. Et en angleterre, le dimanche, tout est ouvert. De 11h à 17h mais ça à le mérite d'être ouvert et franchement, c'est le pied. Ainsi, une fois dehors, j'ai préféré m'acheter un tee shirt que de réveiller Mag pour en prendre un propre dans la valise et j'ai acheté et bu 4 litres de coca en bronzant au parc. Car aussi ouf cela puisse paraître, il fait un temps incroyablement beau depuis mon arrivée. Pas une averse, rien, une magnifique ciel bleu de 5h du mat à 23h (été au nord oblige). Et ça, ça roxxe.

Gros bisous.
Haru

vendredi, mai 29 2009

La semaine anglaise #2 - Mercredi

Mercredi, j'attrape de peu mon avion. Je suis sorti du car Air France à 23 pour un embarquement se finissant à 25. Qu'Easyjet m'ait attendu relève du miracle.

J'atterris à NCL International Airport une demie-heure après mon décollage, décalage obligeant. Magali a la gentillesse et la bonté de m'y attendre. Je dis ça parce qu'il est hors de question que j'aille jamais chercher quelqu'un à Roissy si ça ne le mérite pas. RER et autres autocars sont soumis à la taxe aéroportuaire et ceux-ci sont donc horriblement chers. Vous prendrez la ligne B, comme tout le monde !

Nous arrivons à l'appart à l'autre bout de la ligne de métro et nous nageons déjà en pleine sitcom. Deux amis du colloc, et ce dernier, ont au bout du fil une amie ayant fugué de chez elle et cherchant quelle option adopter par rapport à ses parents. J'aurais voulu avoir ma caméra à ce moment pour filmer le plus réel des moments de télé réalité ever.

Une heure plus tard, la police débarque : l'appart est la dernière adresse connue de la fugueuse. Ca n'est plus de l'ordre du reality show, mais du surreality show. Un moment intense. Et durant lequel on se dit... bon dieu si je crie "I'm french, i've nothing to do with that !", est-ce que ça sauvera au moins mon cul ?

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